Cope2
Identité : Fernando Carlo aka Cope2
Date de naissance : 1968
Nationalité : Américaine
Formation : Autodidacte
ON L’AIME POUR
- Son style brut, authentique et unique hérité du graffiti new-yorkais des années 1980.
- Sa manière de transformer l’urgence de la rue en peinture expressive et narrative.
- Sa capacité à faire coexister expressionnisme abstrait, lettres bulles et tags.
J’ai donné mon énergie au mur ; désormais, je la donne à la toile.
Cope2
D’origine portoricaine, né dans le Bronx à la fin des années 1960, Fernando Carlo grandit dans un New York marqué par la pauvreté, les terrains vagues et les rames de métro couvertes de graffitis. Très jeune, il découvre le tag grâce à son cousin Chico 80 et plonge dans l’univers des writers new-yorkais. À la fin des années 1970, il commence à inscrire son blaze sur les murs et les wagons avant de créer son propre crew, KD, puis d’intégrer le mythique TNB – The Nasty Boys. Son école d’art sera celle du métro. Le graffiti devient alors autant une pratique artistique qu’un mode de survie dans un Bronx dominé par la violence et les trafics. Dealer durant plusieurs années, père très jeune, Cope2 vit cette période dans une tension permanente entre destruction et création. Après avoir échappé de peu à une tentative de meurtre, il quitte le trafic pour se consacrer entièrement au graffiti. Dans les années 1990, il s’impose comme l’une des figures majeures du writing new-yorkais et défend activement la culture graffiti face aux politiques répressives de la municipalité. Lorsque les trains deviennent inaccessibles, il se tourne progressivement vers les murs puis vers la toile, amorçant une transition qu’il n’imaginait pourtant pas au départ.
La peinture de Cope2 conserve l’intensité physique et visuelle du graffiti new-yorkais. Ses toiles sont traversées par des explosions de couleurs, des lettrages puissants, des couches de tags et des compositions saturées qui restituent l’énergie du Bronx. Le graffiti reste au cœur de son langage plastique, même lorsqu’il travaille en atelier. Chez lui, la toile n’efface jamais le mur : elle en devient une extension. Ses œuvres mêlent typographies wildstyle, références à la signalétique urbaine, coulures, textures et fragments de mémoire collective. Derrière cette apparente spontanéité se cache une maîtrise construite pendant des décennies passées à peindre dans des conditions extrêmes. Cope2 revendique une peinture profondément autobiographique : ses œuvres racontent la survie, le ghetto, la prison, la rue et l’obsession du nom inscrit partout dans la ville. Cette authenticité explique en partie son influence durable sur plusieurs générations d’artistes urbains. Présent en galerie, il multiplie les collaborations avec des marques et des figures majeures de l’art, de Converse à Shepard Fairey. Malgré cette reconnaissance institutionnelle et commerciale, Cope2 conserve l’image d’un writer du Bronx resté fidèle à l’esprit originel du graffiti : peindre comme une nécessité vitale.








