César Malfi
Identité : César Malfi
Date de naissance : 1996
Nationalité : Française
Formation : Master de droit, Université de Lyon
ON L’AIME POUR
- Sa façon de revisiter l’Histoire de l’art, de la Renaissance au graffiti.
- Sa démarche artistique exigeante, intellectualisée à la touche spontanée.
- Ses créations à visée intemporelle.
J’ai failli mourir ; l’art m’a fait renaître. Et aujourd’hui, je reprends des œuvres d’art pour les faire renaître à leur tour.
César Malfi
Originaire de Nice, César Malfi fait ses premiers pas de graffeur à treize ans, attiré par les trains et les métros. Il suit un crew du sud de la France qui l’a formé autant artistiquement que philosophiquement. En parallèle, il poursuit ses études de droit jusqu’au master. Diplôme en poche, il rentre à Nice et, avec sa bande d’amis, participe à une action vandale sur un train. En peignant à la perche, il accroche un câble alimenté en 2 500 volts, perd connaissance et se réveille privé de toute sensation de toucher. Après un mois à l’hôpital, il abandonne le droit et prend ses distances avec la pratique vandale qu’il associe désormais à ce qui a failli le tuer. Coincé chez lui, il commande des livres et se forme seul à l’art académique, s’inspirant des sculptures classiques découvertes enfant à la Galerie des Offices, à Florence. Du graffiti, il conserve la bombe et le travail en extérieur, troquant cependant les caps haute pression contre des aérosols basse pression, plus précis.
Au fil du temps, l’artiste niçois retrouve la spontanéité de la bombe pour confronter l’art classique de la Renaissance à des registres plus populaires : les peintures de Fernand Léger, les dessins de Jean Cocteau, le Pop Art d’Andy Warhol… Cette approche d’un même sujet traité de deux manières différentes est ce qui construit ses œuvres d’atelier comme ses fresques monumentales, proposant un voyage dans l’histoire de l’art et invitant à redécouvrir des maîtres moins exposés au grand public. Héritier revendiqué d’Ernest Pignon-Ernest dans sa conviction que chaque lieu possède une poésie propre, il développe un muralisme contextualisé. Sa démarche réconcilie art savant et art populaire dans une volonté de questionner notre rapport à la culture et la place de l’art dans la cité.
© John Webb








