Clément Herrmann
Identité : Clément Herrmann
Date de naissance : 2002
Nationalité : Française
Formation : EPSAA (École professionnelle supérieure d’arts graphiques de la Ville de Paris)
ON L’AIME POUR
- Sa peinture en anamorphose qui change selon le point de vue du spectateur.
- Sa transformation de sacs-poubelle en portraits chargés d’histoires.
- Sa démarche écologique qui fait de l’artiste un alchimiste contemporain.
Un artiste est un alchimiste : il transforme un objet jugé sans valeur en une œuvre à laquelle on en attribue une.
Clément Herrmann
Né en 2002 dans l’Est de la France, Clément Herrmann développe très tôt une pratique artistique autodidacte avant de rejoindre Prep’art Paris, puis l’EPSAA en 2021, où il poursuit des études en arts graphiques. D’abord centré sur le portrait réaliste, son travail évolue rapidement vers une recherche plus expérimentale autour de la déconstruction de l’image. L’artiste cherche alors moins à reproduire fidèlement un visage qu’à éprouver sa fragilité et ses possibles transformations. Un tournant décisif intervient en 2023, lors de la grève des éboueurs à Paris. Dans les amas de sacs-poubelle accumulés dans l’espace public, il découvre un matériau capable de prolonger ses recherches plastiques. Dans une démarche écologique, visant à inciter au recyclage et au respect de la planète, Clément Herrmann assemble des fragments d’objets récupérés qu’il transforme en structures sur lesquelles apparaissent, en anamorphose, d’abord des visages, puis de corps. Lisibles depuis un angle précis, ces oeuvres se décomposent dès que le regard se déplace, laissant émerger une lecture plus abstraite où la matière reprend le dessus sur la représentation.
Cette tension entre apparition et disparition constitue le cœur de sa démarche. Le visage, souvent peint en monochromie, semble tenir en équilibre sur un support instable, accidenté, presque chaotique. Chaque fragment utilisé conserve la mémoire de son usage passé ; chaque élément déplacé modifie l’image finale. Au-delà de la performance technique que représente la peinture sur surfaces irrégulières, son travail interroge notre manière de regarder. Face à l’œuvre, l’image paraît stable ; en mouvement, elle se fracture, obligeant le spectateur à circuler, observer et reconsidérer ce qu’il croit percevoir. Entre sculpture, peinture et installation, Clément Herrmann développe une œuvre où la matérialité du rebut dialogue avec la permanence du regard, transformant des objets délaissés en supports d’apparition sensibles et profondément contemporains.








